PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   CONTACT : PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art   PARIS-ART: art contemporain, photo, vidéo, design, danse en France - Annonces et critiques sur l’actualité en France de l’art contemporain, photo, vidéo, design, danse, livres sur l’art
    RECHERCHER  
  
  Newsletter
 
 
  Lieux
  Aujourd'hui
  Vernissages
  Blogs
  Forums
  Galeries perso
  Petites annonces
AGENDA | ART
Giuseppe Gabellone, Shirley Jaffe
Shirley Jaffe et Giuseppe Gabellone
Vernissage le 28 juin 2008
Bignan. Domaine de Kerguéhennec
Le Domaine de Kerguéhennec confronte deux univers artistiques différents, les peintures colorées de l'américaine Shirley Jaffe aux sculptures sobres de l'italien Giuseppe Gabellone.


ANNONCE
INFOS PRATIQUES
Communiqué de presse
Shirley Jaffe et Giuseppe Gabellone
Shirley Jaffe et Giuseppe Gabellone


Pour l’été 2008, le Domaine de Kerguéhennec a conçu deux expositions indépendantes mettant en regard le travail de deux artistes que ne séparent que 50 ans de différence d’âge.

L’Américaine Shirley Jaffe, née en 1923. Et l’Italien Giuseppe Gabellone, né en 1973.

Tous deux vivent à Paris où ils ne se sont pas encore rencontrés. Jaffe depuis 1949. Gabellone depuis deux ans à peine.
Jaffe est peintre. Gabellone, sculpteur, même quand il est photographe.

Leur rapprochement est hasardeux mais leurs chemins se sont pourtant déjà croisés à Kerguéhennec lors de l’exposition "Chers Amis", en 2006.

Les deux extraits d’entretien ci-après vous présentent sommairement l’esprit et le caractère de ces deux artistes remarquables.

Ces entretiens figurent intégralement dans deux catalogues à paraître cet été aux éditions du Domaine de Kerguéhennec.

Shirley Jaffe

Shirley Jaffe est née en 1923 à Elisabeth dans le New Jersey, Etats-Unis. Elle a étudié à la Cooper Union School of Art de New-York et à la Philips Art School de Washington. Elle s’installe en France en 1949, où elle vit et travaille encore aujourd’hui. En 1963-64, elle est boursière de la Ford Foundation à Berlin. Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques parmi lesquelles le Museum of Art Modern Art de New York, le Mnam/Centre Pompidou…

Shirley Jaffe est représentée par les galeries Nathalie Obadia, Paris, Greta Meert, Bruxelles, Brigitte Weiss, Zurich, Tibor de Nagy, New York.

Cette exposition est organisée en collaboration avec le Frac Auvergne.

Frédéric Paul - Se peut-il qu’une partie d’un de vos tableaux soit achevée avant une autre ?

Shirley Jaffe - Chaque partie est importante pour moi et indispensable pour l’ensemble. Si des éléments sont indépendants, c’est peut-être une bonne raison de ne pas montrer un tableau inachevé ! Mais oui, il est possible que l’accent d’une partie d’un tableau soit à un certain moment plus fort que le reste. Cela peut être à l’endroit où je suis le plus avancée par rapport au reste où j’ai encore plein de réglages à faire. Comme je m’autorise une grande flexibilité, il peut arriver que cette partie de la toile qui se détache du reste soit ensuite détruite dans l’achèvement de la toile en question.

F.P. - Avez-vous une conception globale du tableau avant de le commencer ?

S.J. - Oui j’ai une idée générale pour chaque tableau, mais elle peut évoluer de façon inattendue. Le format, la dimension d’une toile influencent certainement la construction initiale qui me reste toujours présente à l’esprit quand je travaille, mais une fois encore, je suis toujours à l’affût d’événements inattendus.

F.P. - Mais où "pêchez"-vous les formes que vous utilisez ?

S.J. - Il y a des moments où quelque chose que je vois offre une solution possible pour un tableau sur lequel je peux être en train de travailler. Je suis toujours à l’affût de cet événement. Cela peut arriver quand un tableau semble terminé, et alors… Il y a un tableau plus ancien, "The Door", de 2002, qui m’est venu grâce à la juxtaposition d’une scène vue dans une cour ou d’une branche qui dépassait des autres sur le quai de la Seine vers la Tour Eiffel. Des événements banals qui peuvent inspirer mon appétit visuel. On a toujours à l’esprit le tableau qu’on a laissé en chantier dans l’atelier.

F.P. - Jusqu’à quel point pouvez-vous rester fidèle à l’un de ces "motifs" ? Et y en a-t-il que vous vous interdisez d’utiliser ?

S.J. - Rien, c’est-à-dire aucune forme n’existe pour moi de façon isolée. Les interactions sont essentielles. Il y a des motifs suggestifs que je vois, que je voudrais utiliser, mais je n’y parviens pas. Ces éléments sont habituellement des mouvements, peut-être des motifs. Ils entrent tôt ou tard dans notre vocabulaire. Je suis parfois influencée par l’esprit d’autres travaux.

Frédéric Paul et Shirley Jaffe. "Je travaille quand je peux, de préférence la journée, Une Conversation - 22 janvier - 16 février 2008" (à paraître dans la monographie publiée prochainement sur l’artiste par le Domaine de Kerguéhennec)

Giuseppe Gabellone
Giuseppe Gabellone est né en 1973 à Brindisi en Italie. Il a étudié à l’Academia de Belle Arti à Bologne de 1992 à 1994 et à l’Academia di Brera à Milan de 1994 à 1996. En 1997-98, il est en résidence

     Page 1 / 3           Page suivante  

ANNONCE
INFOS PRATIQUES

 

 



Dans la même rubrique




Rechercher une expo