AGENDA | ART
Candida HöferParis Serie Vernissage le 08 mars 2008
Paris. Galerie Yvon Lambert
Les oeuvres de Candida Höfer proposent de revisiter des lieux symboliques de notre patrimoine. Ses photographies sont parcourues d’une tension entre leur apparente neutralité, le gigantisme de leur format et l’ambiguïté des sites dépeuplés qu’elles représentent.
|
|
|
|
Communiqué de presse
Candida Höfer
Paris Serie
La Galerie Yvon Lambert présente pour la première fois une exposition de la photographe allemande, Candida Höfer. A cette occasion l’artiste présente une toute nouvelle série intitulée Paris Serie qui rassemble de larges prises de vue de lieux chargés d’histoire, parmi lesquels la bibliothèque de la Sorbonne, le théâtre de Marie Antoinette à Versailles, la salle de Chasse à Fontainebleau, La salle Pleyel.
Candida Höfer, comme Andreas Gursky, Thomas Struth, Axel Hütte et Thomas Ruff, est issue du paradigme objectiviste, également appelé Ecole de Düsseldorf. A ses débuts, le génie conceptuel des Becher l’inspire ; leur pratique objectiviste, neutre et méthodique a pour volonté d’affronter l’exacte réalité de l’Allemagne mais aussi la mémoire, trop longtemps refoulée, du nazisme, et de l’après-guerre.
Loin de répéter ce modèle, la photographe a su en renouveler les potentialités, tant au niveau conceptuel qu’esthétique. Elle photographie essentiellement des espaces intérieurs - églises, salles de concerts, théâtres, musées, salles de sport -, le plus souvent en Europe. Nulle présence humaine physique n’est visible dans ces lieux pourtant destinés à accueillir le public.
La sérialité est également l’un des fondement de la démarche de l’artiste. Il ne s’agit pas d’un travail systématique d’archiviste, loin s’en faut, mais bien d’un travail patient et minutieux de sélection et de typologie. « Paris Serie » invite le visiteur dans des lieux de culture et d’histoire, à Paris, mais également à Fontainebleau et Versailles.
Les oeuvres de Candida Höfer sont parcourues d’une tension entre leur apparente neutralité, le gigantisme de leur format et l’ambiguïté des lieux dépeuplés qu’elles représentent. La rigueur de la composition, l’éclairage toujours naturel, l’infinité des détails, la profondeur des lignes de fuite, rendent compte de la magnificence des architectures. Leur format impressionnant impose à celui qui les regarde une plongée dans la perspective ; ces œuvres réalisent ainsi le rêve ancien de la traversée du tableau et nous donnent la sensation jubilatoire de se trouver seuls dans ces lieux si prisés du public.
|
|
|
Page 1 / 1 |
|
|
|
|
Dans la même rubrique
|
|
|
|
L’essor fulgurant du marché de l’art international tendrait à faire oublier que la passion pour l’art n’est pas nécessairement une passion d’objet, mais qu’elle peut être autant une passion de processus et d’expériences esthétiques. Les œuvres-choses statiques, finies, fixées, c’est-à-dire bloquées dans leurs devenirs, diffèrent sensiblement des œuvres-processus éphémères, immatérielles, voire furtives : œuvres à rebours du marché qui, lui, a besoin d’œuvres-choses, d’œuvres-marchandises dont les musées, les galeries, les foires et les salles d’enchères assurent la visibilité, la diffusion et la vente
Psychic-Chic
Graphisme, Mode, Junk-Art, Retro-Futurisme, Pandrogynie, exctasy, Modern-Primitiv; Modern-Classique,
Design-Démocratique, Hyperdélisme, Punk-Pop, voice of truth,
Judas priest, JESUS
|