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AGENDA | PHOTO
Didier Fiuza Faustino, Mark Lewis...
Trou – art & archi & art
15 mai - 17 juil. 2004
Noisy-le-Sec. La Galerie
À partir d’une vision politisée de l’architecture, entendue comme espace urbain, espace politique de l’échange. Les films de Gordon Matta Clark, les vidéos de Mark Lewis, les installations de Hermann Pitz et de Dennis Adams, l’hygiaphone à expérimenter de Didier Fuiza Faustino et les photographies de Frédéric Guélaff soulèvent la question du flux, de la trouée, de la lumière et de l’image.


INFOS PRATIQUES
Communiqué de presse
Dennis Adams, Didier Fuzia Faustino, Frédéric Guelaff, Mark Lewis, Gordon Matta Clarck, Hermann Pitz, Michel Verjux
Trou – art & archi & art


Gordon Matta Clark fonde en 1974, le groupe anarchitecture avec Laurie Anderson, Suzanne Harris, Richard Landry et Richard Nonas. Au cours d’un entretien avec Liza Bear, en 1974, il déclare: « Notre réflexion sur l’anarchitecture était bien plus insaisissable que la réalisation de pièces qui seraient une alternative aux buildings, ou plutôt, aux attitudes qui déterminent la containérisation de l’espace utilisable. (…) Nous, nous pensons plutôt aux vides métaphoriques, aux brèches, aux espaces qui restent, aux endroits qui ne sont pas développés. (…). Par exemple, les endroits où l’on s’arrête pour lacer sa chaussure, les endroits qui sont seulement des interruptions de nos mouvements quotidiens. Ces endroits ont aussi une insignifiance perceptible car ils font référence à l’espace du mouvement».
L’architecture est entendue ici comme espace urbain, espace politique de l’échange, plutôt qu’en tant que signal formel ou système de construction pérenne. Plus symboliquement et poétiquement, le thème de l’exposition s’étend à la question du flux, de la trouée, de la lumière et de l’image.
La brèche, la vacance initiée dans le construit et dans le réseau urbain, par opposition à la fixité et à l’opacité, produit du visible et du mouvement.

Office baroque, de Gordon Matta Clark, réalisée en 1977, à Anvers, à l’invitation de l’Internationaal Cultureel Centrum (I.C.C.) est présente dans l’exposition comme un axe thématique central et comme une citation qui peut se prolonger par celle de Robert Smithson qui définit le cinéma comme un «trou dans la vie», un temps vacant à la fonctionnalité quotidienne.

Face à l’œuvre de Gordon Matta Clark, un film de Mark Lewis (artiste canadien qui vit en Grande-Bretagne) intitulée North Circular et réalisé en 2000, se déploie sur un mur en une image vidéoprojetée de trois mètres par quatre. Tourné en 35 mm et transcrit sur DVD, il est constitué d’un seul et même travelling de quatre minutes. La caméra se rapproche très lentement d’une bâtisse désaffectée, une friche industrielle dans un «non-lieu» de la périphérie de Londres. Elle accélère subitement son mouvement pour explorer l’intérieur de ce bâtiment vide à travers ses béances (les fenêtres) jusqu’à révéler une scène qui s’y déroule et qui montre des adolescents qui jouent. La bande finit sur un plan resserré d’une toupie qui tourne.
Mark Lewis, dans la lignée des artistes conceptuels et post conceptuels qui ont voulu contredire les protocoles de présentation théâtralisés du cinéma, propose ici une vidéo projection monumentale qui induit un rapport direct au corps du spectateur.
En contrepoint, The Pitch, 1998, une autre œuvre de Mark Lewis présentée sur moniteur vidéo, montre une vue prise en contre bas de l’artiste debout au milieu d’un hall public arguant la caméra (le spectateur) d’un texte sur le statut des figurants au cinéma, leur exploitation, leur dénuement d’identité psychique à l’image. Il se trouve petit à petit entouré de passants intrigués qui deviennent, malgré eux, figurants de la scène.

La salle centrale de l’exposition est traversée par une œuvre de Michel Verjux. Un flux lumineux issu d’un projecteur à découpe, posé à même le sol, dont la lumière vient frapper la face d’un grand socle blanc, volume qui coupe l’espace en deux, puis va souligner, par un liseré, le contour du « trou » de la porte centrale, vitrée, de La Galerie. Cette œuvre appartient à une famille d’œuvres de 1984-85 ; elle est ici réactualisée par l’artiste pour La Galerie et pour cette exposition. . Michel Verjux, artiste reconnu et présent sur la scène artistique française et internationale depuis le début des années 80, a défini son œuvre depuis qu’il travaille sur la question de l’exposition comme un travail d’éclairage (comme d’autres font un travail de peinture) qui met en jeu un certain nombre de principes physiques concernant la lumière lorsqu elle est appliquée à certains éléments physiques de l’espace, en l’occurrence ici, la matière et la structure d’un volume et d’un lieu.

L’œuvre d’Hermann Pitz, , de 1990, est constituée d’une série de projecteurs récupérés dans un magasin de coiffure et encore insérés dans des carrés de cloisons industrielles. Ils agissent comme des trouées lumineuses

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