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AGENDA | ART
Christoph Büchel, Daniel Firman...
Superdome
29 mai - 26 août 2008
Paris. Palais de Tokyo
Le Superdome est un stade mythique: construit en 1975 à La Nouvelle-Orléans, il a accueilli de nombreux Super Bowls, les Rolling Stones, le pape Jean-Paul II, etc. C'est un pont paradoxal jeté entre le divertissement le plus grand et la détresse absolue. Le Superdome sert de prétexte à cinq expositions oscillant entre spectacle et vanités, décibels et prières, high-tech et chaos...


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Communiqué de presse
Daniel Firman, Fabien Giraud, Raphaël Siboni, Jonathan Monk, Arcangelo Sassolino et Christoph Büchel

Superdome

Le Superdome est un stade mythique: construit en 1975 à La Nouvelle-Orléans (Louisiane), il a accueilli de nombreux Super Bowls (la finale du championnat de football américain), un concert des Rolling Stones, le pape Jean-Paul II, la Convention Républicaine et les réfugiés de l’ouragan Katrina. Paradoxal, le Superdome jette un pont entre le divertissement le plus grand et la détresse absolue. S’inspirant de cette logique additionnelle et schizophrénique d’un "I can get no satisfaction" et d’un "Notre Père qui êtes aux cieux", Marc-Olivier Wahler propose "Superdome", une nouvelle session réunissant cinq expositions personnelles oscillant entre spectacle et vanités, décibels et prières, high-tech et chaos, dans la continuité du programme d’expositions testant la notion d’élasticité de l’œuvre d’art entamé au Palais de Tokyo avec Cinq milliards d’années.

Daniel Firman - "Würsa (à 18 000 km de la terre)"
Daniel Firman est l’une des figures importantes de la scène artistique française.
Participant régulièrement à de nombreuses expositions tant personnelles que collectives, en France aussi bien qu’à l’étranger, il a su en plus d’une décennie déployer un langage formel unique, s’intéressant tout particulièrement à la question des corps et de leur équilibre.

Oeuvres souvent spectaculaires, ses sculptures se sont allégées avec le temps, parallèlement à son intérêt croissant pour la danse et la gestuelle. Les corps apparaissent dans ses oeuvres en équilibre précaire, proches de la chute mais n’y succombant jamais.
"Le corps se trouve au coeur du travail de Daniel Firman. Une filiation forte apparaît avec des pratiques issues des années 1960 et 1970, utilisant le corps non plus comme sujet mais comme médium." (Marion Guilmot)

"Würsa (à 18 000 km de la terre)" est une création inédite réalisée spécialement pour le Palais de Tokyo dans le cadre de la session Superdome. Un impossible équilibre. À 18 000 km de la terre, l’éléphant Würsa pourrait tenir en équilibre sur sa trompe.

En pénétrant dans un grand espace blanc et vide, le visiteur se trouve face à cette créature de taille réelle, dont l’équilibre précaire semble le mettre en danger - qui osera s’approcher de "Würsa" ?
Cette hypothèse se pose par le seul intermédiaire de la sculpture, une sculpture hyperréaliste empruntant aux talents d’un taxidermiste et qui nous propose de basculer entre un phénomène scientifique prouvé et la mise en perspective réelle et physique du monde.
"Würsa", au nom évocateur de spoutnik russe et de conquête de l’espace, est figé dans sa position comme si l’une de ses acrobaties avait été mise sur "pause" ; cette vision permettant à l’artiste de proposer une expérience physique et psychologique inédite et spectaculaire.

Fabien Giraud et Raphaël Siboni - "Last Manoeuvres in the dark"
Depuis 2007, Fabien Giraud et Raphaël Siboni travaillent ensemble sur divers projets artistiques tout en poursuivant simultanément leur pratique personnelle. Ils partagent une attirance pour les pratiques communautaires, le mauvais goût et les différentes formes de sous-culture.

Par des processus d’hybridation et le reparamétrage de pratiques issues de la sous-culture pop, Fabien Giraud et Raphaël Siboni explorent et dérèglent ces croyances en des puissances artificielles, allant de la "Force" du côté obscur au Pogo Straight Edge, en passant par les concours de Tuning SPL. Leur travail consiste à amplifier ces rituels contemporains, produisant des formes aberrantes et boursouflées, vision futuriste angoissante d’un "entertainment" culturel généralisé qu’ils préconisent.

Pour "Superdome", une armée de Dark Vadors, dotée d’une intelligence artificielle maléfique, compose le tube des Ténèbres. L’installation se compose de trois cents répliques en terre cuite noire émaillée du casque de Dark Vador, héros maléfique suprême de la trilogie "Star Wars", créée par Georges Lucas en 1977.

Cet ensemble de casques constitue une formation militaire, comme une lointaine réminiscence de l’armée de Xian (armée en terre cuite de l’empereur Qin Shi Huang composée de six mille guerriers grandeur nature).
Au centre de cette formation militaire, un serveur informatique en terre cuite noire laquée. Ce serveur abrite un système d’intelligence artificielle, chargé de calculer le tube absolu des ténèbres, diffusé dans l’espace en temps

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