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AGENDA | PHOTO
Richard Kern
Soft
05 mars - 09 avr. 2005
Paris. Galerie Jousse entreprise
Portraits punk, lumineux et spontanés de femmes douces et indécentes. Proche de la pornographie, ses photographies sont à rapprocher de l’art érotique des années 1970. Entre voyeurisme de l’artiste, et du public ?, et exhibitionnisme du modèle.


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Communiqué de presse
Richard Kern
Soft


Paris Richard Kern a plus d’une corde à son arc : tour à tour photographe, cinéaste, réalisateur,il est avant tout un portraitiste dont le penchant pour l’érotisme cinématographique est plutôt controversé. Ses œuvres précédentes étaient marquées par un côté sombre, gothique et cru. Dans «Soft», Kern explore une nouvelle phase visuelle plus lumineuse et éthérée, punk et féminine, érotique et espiègle qui se démarque de la précédente, mais qui exprime toujours cette sensualité théâtrale caractéristique de son travail, typique de l’art érotique des années 1970.
Kern a décrit la photographie comme étant « ...un moyen de générer des instants d’intimité avec d’autres personnes ». Son approche très communicative de l’autre est comme Higgs l’a décrite dans son ouvrage « ...une mise en opposition du voyeurisme avoué de l’artiste et de l’exhibitionnisme évident des modèles. »
Il redéfinit dans son travail la relation de pouvoir qui existe d’ordinaire entre l’artiste masculin et la muse féminine. Après avoir posé devant l’objectif de Kern, l’artiste et parfois modèle Lucy McKenzie s’est exprimée sur cette expérience : «Maintenant je comprends le degré de participation qu’exige la pornographie. Le fait qu’une femme consente à être perçue comme un objet exprime la volonté et le besoin de transgression de sa conscience».
Kern s’inspire de la pornographie amateur, mais préfère mettre en relief l’individualité de ses sujets plutôt que de les exploiter, faisant ainsi de ses œuvres des portraits à part entière. Dans sa nouvelle série, «Soft», Kern a réussi à capturer à la fois la douceur et l’indécence de ses modèles tour à tour féministes, skateuses, punks, intellectuelles, ou déesses gothiques. Il est également resté fidèle à son idéal incarné par de jeunes modèles ingénus à la beauté naturelle, voire imparfaite. A mi-chemin entre le portrait et la pornographie, la spontanéité des modèles mêlée à une touche cinématographique unique créent une contradiction visuelle et révèlent une œuvre originale et complexe.

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