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AGENDA | ART
Bruno Peinado
Perpetuum Mobile
14 mai - 22 août 2004
Paris. Palais de Tokyo
Comment doit-on regarder un objet d’art, si la forme devient le fond et que l’œuvre n’est active que dans certaines circonstances ? Celles de Peinado se meuvent pour être plus difficiles à appréhender. Elles transforment des logos pour les déposséder de leur signification première. Humour, cynisme et sample au rendez-vous.


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Communiqué de presse
Bruno Peinado
Perpetuum Mobile


Bruno Peinado, dont le «Black Bibendum» est devenu une icône contemporaine, est l’un des artistes français les plus actifs de sa génération sur la scène internationale.

Pour sa première exposition personnelle dans une institution parisienne, Bruno Peinado présente quelques-unes de ces «icônes» ainsi qu’un ensemble d’œuvres nouvelles dans le cadre d’un dispositif en «mouvement permanent» : les pièces qui y figurent sont activées quelques minutes toutes les demi-heures, par un puissant courant d’air qui traverse l’espace du Palais de Tokyo. Ce souffle représente pour l’artiste une «expiration, un temps d’après l’inspiration, un souffle rendu» mais il signale aussi que les œuvres ne sont ni toujours actives, ni prêtes à être appréhendées.

Pour «Perpetuum Mobile» Bruno Peinado réactive également certaines œuvres récentes, telles que Good Stuff, installation de 54 cartes à jouer de bois peint (en partie présentée en 2001 dans le cadre de la collaboration entre le Palais de Tokyo et la Caisse des dépôts et consignations). Good Stuff sera présentée dans sa version finale dans cette exposition.

Avec une inépuisable énergie, Peinado aime à utiliser des vecteurs de communication pour les recycler, les amplifier et les déposséder de leur sens premier; recopiant à l’envers des logos d’entreprise, détournant des slogans publicitaires, remixant codes informatiques ou pochettes de disques, il conçoit son œuvre comme un grand sampler se nourrissant des signes qui nous entourent. Ces œuvres interrogent également la notion d’incarnation : qu’est-ce qui fait peau ? Qu’est-ce qui fait fond ? Ce qui est perçu comme superficiel acquiert une profondeur grâce à un mouvement de retournement.





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