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Sur les traces de Dan Flavin (à qui l'oeuvre "SP3 (For V Tatlin)" rend hommage), Nathaniel Rackowe utilise la lumière comme un élément perturbateur, pour mieux déjouer la rigidité de ses structures.
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Communiqué de presse
Nathaniel Rackowe
Pathfinding
La Galerie Almine Rech a le plaisir de vous présenter la seconde exposition personnelle de l’artiste britannique Nathaniel Rackowe.
Le titre de l’exposition, "Pathfinding", se fonde sur un codage informatique qui permet de négocier l’itinéraire le plus rapide entre une série de points donnés. Il met également en avant l’idée de traçabilité et de localisation, deux activités qui suggèrent la présence permanente de l’artiste au sein du processus. À la fois dans l’idée et pour le résultat.
Au cœur du corpus des nouvelles œuvres de Rackowe, l’imposant "Black Shed" (2008): une cabane de jardin préfabriquée découpée en tronçons horizontaux. Chaque tronçon s’articule autour d’un trait de lumière émis depuis l’intérieur même de la structure. L’intensité perçante de cette lumière est amplifiée par la saturation jaune acide de l’espace intérieur.
S’inspirant de travaux antérieurs, l’œuvre "WLP7" (2008) consiste en deux portes murales suspendues l’une contre l’autre. Deux sources de lumière invisibles s’entrecroisent et se perdent entre et derrière les portes stratifiées, produisant ainsi un effet optique qui oscille entre une lumière colorée et une autre très blanche.
Sera également présentée, "SP3 (For V Tatlin)" (2008) est une pièce murale conçue à partir d’éléments d’échafaudages verticaux. Configurée à l’image du "Monument 1" de Dan Flavin ("for V Tatlin") (1964), l’œuvre s’en fait l’écho, réexploitant la neutralité des lumières fluorescentes blanches de Flavin. Cette fois, Rackowe renforce la fragilité des ampoules en les enchâssant entre les montants d’échafaudages laissant à peine filtrer la lumière émise. Les échafaudages sont très répandus dans l’environnement urbain, en tant qu’infrastructure pour la construction et la réparation. En tant qu’objet, leur impact est équivalent à la fois sur l’original et le reproduit.
S’il s’est d’abord attaché à examiner les codes structurels et les manifestations matérielles du modernisme, cette fois, au travers de ces nouvelles œuvres, Rackowe commence à explorer et exposer ses mythes.
Vernissage le samedi 14 juin de 16h à 21h.
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