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AGENDA | ART
Robert Malaval
Kamikaze
08 oct. 2005 - 08 janv. 2006
Paris. Palais de Tokyo
Second volet de l’exposition consacrée à un artiste mêlant angoisse, fantasmes et hallucinations. Pour s’en libérer, il s’approprie le monde et le modifie à sa guise, dans une série de tableaux-objets et de dessins inspirés des vers à soie et des carnavaliers niçois.


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Communiqué de presse
Robert Malaval
Kamikaze


L’exposition «Robert Malaval, kamikaze» proposée par le Palais de Tokyo, est composée de deux moments complémentaires — à Lyon et à Paris — témoins du foisonnement créatif de l’artiste, de sa capacité à renouveler son langage et de la grande diversité des moyens qu’il a mis en oeuvre pour affirmer, pendant plus de vingt années, sa personnalité multiple et son désir constant de se surprendre lui-même et de se réinventer.
Deux institutions, la Biennale d’art contemporain de Lyon et le Palais de Tokyo, accueillent ainsi la première grande exposition consacrée à Robert Malaval : une double salve en l’honneur d’un kamikaze de l’art.

À Lyon, la couleur pure
Le premier volet de l’exposition «Robert Malaval, kamikaze» présenté dans le cadre de la Biennale d’art contemporain de Lyon est concentré sur les années 1972 et 1973. La lumière et les couleurs fraîches envahissent alors l’oeuvre de l’artiste.

À Paris, l’ «Aliment Blanc»...
Au Palais de Tokyo, le second volet de l’exposition met en lumière ces deux moments clés de l’oeuvre de l’artiste. C’est en 1961, en initiant le cycle consacré à l’«Aliment Blanc», que Robert Malaval entreprend un immense travail qui va l’occuper cinq années durant.
Issu d’un croisement d’expériences allant de l’observation du comportement des vers à soie qu’il a lui-même élevés, à l’utilisation des techniques des carnavaliers niçois, l’«Aliment Blanc» va donner forme à une vaste série d’oeuvres qui brassent les nombreuses problématiques animant l’artiste à cette période de sa vie.
Matérialisation de ses angoisses profondes, mise en forme de l’envahissement qu’il ressent physiquement, concrétisation de ses fantasmes hallucinatoires, expression de son inquiétude de la maladie qui l’atteint, germination organique issue des univers mutants de la science-fiction ou métaphore plastique inventée pour donner forme à sa conception du monde contemporain, l’«Aliment Blanc» se prête librement à interprétations. Et c’est par l’accumulation que l’on a le plus de chances de se rapprocher de la vérité.
Pour l’artiste, cette matière exprime parfaitement le bouillonnement intérieur de ses sentiments et représente le meilleur moyen de le rendre visible, d’en faire partager le poids et de tenter de s’en libérer. Commence alors, pour Robert Malaval, une grande période d’appropriation du monde et d’expression de son désir de le modifier à sa guise, en directe affinité avec ses fantasmes et ses craintes.

... et la «Poussière d’étoiles»
Cette exposition est également consacrée au feu d’artifice que représentent les dernières oeuvres de l’artiste. La couleur y est devenue poussière. Une poussière qui flamboie dans la lumière, qui tourbillonne et vibre dans l’espace, qui illumine et rend étincelant tout ce qu’elle touche. Les étoiles célestes sont la référence de Robert Malaval, les mouvements sont cosmiques, les bleus du tableau renvoient à la profondeur du ciel et les noirs à l’infini de l’espace.


Commissaire
Marc Sanchez

Publication
Deux parutions à l’occasion de cette exposition: Robert Malaval, coédité par le Palais de Tokyo et Paris-Musées et Etoile de Malaval de Michel Braudeau, édité par William Blake & Co.



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