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AGENDA | ART
John Bock, Eric Duyckaerts...
Morts de rire
06 juin - 28 sept. 2008
Montpellier. La Panacée
Dans le cadre du parcours en Languedoc-Roussillon autour de l'oeuvre de Rabelais, l'exposition «Morts de rire» développera la question du corps et de sa connaissance, non sur un plan scientifique mais dans le cadre de sa « démystification » et de son exploration imaginaire indéfinie.


INFOS PRATIQUES
Communiqué de presse
John Bock, Christine Borland, Eric Duyckaerts, Isabelle Giovacchini, Pierre Joseph, Paul McCarthy, Le Gentil Garçon, Antoine Prum, Philippe Ramette, Dario Robleto, Denis Savary, Daniel Spoerri
Morts de rire


Dans l’ancien site de la faculté de médecine où Rabelais lui-même officia et disséqua, il était tout indiqué de proposer la seule exposition du parcours de la Dégelée rabelaisienne dont le thème est tiré de la vie de l’écrivain et non de son œuvre.

L'exposition «Morts de rire» développera ainsi la question du corps et de sa connaissance, non sur un plan scientifique mais dans le cadre de sa « démystification » et de son exploration imaginaire indéfinie.

 Dégagé de l’ancienne sacralisation religieuse, le corps est bien, depuis Rabelais et son maître Rondelet (qui disséqua le corps de sa propre femme !), l’enjeu d’une liberté de la conscience vis à vis de toute transcendance et des pouvoirs qui veulent s’exercer sur lui : le corps fut, à partir du XVIe siècle, ce lieu d’un conflit avec les puissances politiques et religieuses pour que naissent des « langages » qui permettent de le dire, de le construire, et finalement, de l’inventer, c’est-à-dire d’en faire l’objet d’une histoire et non le simple reflet d’une Nature divine.

C’est pourquoi le rire est le corrélât non pas anecdotique mais essentiel de cette conscience de la finitude individuelle et des vertiges d’ambiguïtés où elle conduit. Les irrévérences des carabins et les chansons de salles de garde accompagneront donc quelques œuvres actuelles qui portent encore, à l’époque du débat sur la génétique et le respect de la vie, l’empreinte de cette liberté de traiter le corps comme il le mérite : avec un amour infini pour l’histoire que raconte, par lui, avec lui et en lui, celui ou celle qui l’occupe, et personne d’autre.

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