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Bruno PeinadoMe, Buy-sellf and I 24 janv. - 04 mars 2006
Paris. Galerie Loevenbruck
Ses installations hétéroclites mêlent dessin, peinture, sculpture, vidéo et son. Un sample graphique à partir des codes de la culture de masse pour revendiquer le multiculturalisme.
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Communiqué de presse
Bruno Peinado
Me, Buy-sellf and I
L’impressionnant corpus d’œuvres réalisées par Bruno Peinado depuis 2000 peut être vu comme la régurgitation brusque de 30 années de rencontre d’un inconscient collectif et d’un imaginaire personnel (et réciproquement) soudainement rendues visibles, matérialisées. Résultat: un «Chaos-Monde», pour reprendre le mot du poète martiniquais Édouard Glissant théoricien de la «créolisation». Cette «pensée de l’archipel» fournit à Bruno Peinado, avec l’univers musical du sampling, la base des outils redoutables grâce auxquels il entreprend de dynamiter le Monde avec jubilation dans l’objectif avoué de le «recomplexifier». Prenant à bras-le-corps le flux d’images qui envahit notre existence présente, et notre mémoire, Bruno Peinado, par des mécanismes de retournement, d’«à-peu-près» visuels et linguistiques (dont les irrésistibles Lost-it Note et autres Wild Disney) , le soumet à un processus d’«infusion» mentale particulièrement décapant, qui sème l’oubli, la confusion et le doute.
À l’image de la Low Revolution 3 qu’il montre au PS1 Museum de New York en 2002, la pratique de Bruno Peinado se concentre dans des installations «mutantes», qui mêlent dessin, peinture, sculpture, «ready made» très assistés et éléments de décor (moquette, mobilier…), où l’impact visuel de l’ensemble sert d’écrin à des œuvres emblématiques dotées d’une grande force d’évocation, comme le bibendum Michelin afro au poing levé (The Big One World, 2000) qui est rapidement devenu l’emblème d’un «multiculturalisme postcolonial complexe et sans exotisme».
Apôtre du mouvement perpétuel associé à son pendant naturel, la pause (exposition «Perpetuum Mobile» au Palais de Tokyo en 2004), Bruno Peinado adopte la stratégie du cheval de Troie. Ainsi, la version monumentale qu’il en a réalisé en 2004 ( Ride Like Lightning, Counter Revolution Counter) est entièrement couverte du plus efficace des camouflages: le miroir.
Stéphane Corréard, Art Now, Taschen, 2005.
Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Nicolas Bauche sur cette exposition.
Pour accéder à cet article, cliquez ici
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