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AGENDA | ART
Daniel Clarke
Moments suspendus
13 juin - 22 juil. 2006
Paris. Galerie Eric Mircher
L’artiste américain Daniel Clarke s’applique à représenter le bonheur à travers toiles, dessins en technique mixte et sculptures. Sensation latente d’un bonheur fragile et fugace où l’artiste nous rappelle que l’éternité n’existe pas.


INFOS PRATIQUES
Communiqué de presse
Daniel Clarke
Moments suspendus

Daniel Clarke saisit, avec une grande tendresse pour ses sujets, des instants privilégiés, solaires, heureux. Le bonheur, cet idéal après lequel nous courons tous sans jamais estimer, en éternels insatisfaits, l’avoir atteint, eh bien ce bonheur est un sujet paradoxalement peu représenté par les artistes. Clarke en a fait la matière de son œuvre. Il explore les références à la fois conscientes et inconscientes de cette notion, en cherchant à identifier les racines de la nostalgie que l’on peut ressentir face à ses origines et à son enfance.

L’artiste passe ainsi en revue des fragments visuels de l’enfance, hérités de parents et grands-parents. Ici, cependant, dans ce roman familial, tout peut basculer en un instant. En dépit de leur aspect tranquille, protégé, les tableaux de Daniel Clarke ne sont pas paradisiaques, et leur bonheur n’est pas mièvre. Sensation latente d’un bonheur fragile et fugace où si le temps semble s’être arrêté, l’artiste nous rappelle que l’éternité n’existe pas.

Clarke utilise un grand nombre de techniques – l’huile, l’acrylique, le pastel, l’aquarelle, le fusain, avec parfois l’incrustation d’objets, comme des pierres semi-précieuses, des paillettes, plumes…Il s’avère aussi un excellent lithographe, et il produit depuis peu des sculptures en bois. Les sujets sont essentiellement autobiographiques, à l’occasion végétaux.

Mais en grande partie, les tableaux, qui prennent pour point de départ des documents photographiques, montrent les jeunes enfants et la femme de l’artiste calmement occupés à des activités estivales, que ce soit à la plage, dans un jardin, au bord d’une piscine. Les toiles forment un ensemble : de fait, l’artiste les compare à une prédelle moderne, où des œuvres de plus petite taille complètent et « provoquent » des œuvres plus grandes.

Par la richesse de leur imagerie figurative et leur absence de narration, elles fonctionnent comme des collages de mémoire ou des poèmes en prose. Des dessins en technique mixte et des sculptures d’enfants – en bois d’olivier et d’acaccia et à taille réelle saisie de manière directe dans la matière – viennent parachever l’exposition.

Article sur l’exposition
Nous vous incitons à lire l’article rédigé par Natalia Grigorieva sur cette exposition.
Pour accéder à cet article, cliquez ICI



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