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AGENDA | ART
Zong De An, Nicola L...
Show-Room #4: fragile
18 mars - 29 avr. 2004
Paris. Galerie Patricia Dorfmann
Des œuvres qui se répondent, des artistes de tous médiums confondus: Toiles et grands espaces blancs au sol, dessins au fusain, jeux de texture qui questionnent l’amour, performance et cinéma, photographies et une association entre de l’eau, du verre et de la paraffine.


INFOS PRATIQUES
Communiqué de presse
Zong dé AN, Simon Costin, Maro Michalakakos, Patrick Neu, Nicola L, Claudia Schmacke, Marcus Tomlinson, Alberto Trucco...
Show-Room #4: fragile

Zong dé An par Stéphane Huchet
Y-a-t-il une vérité du papier? Ce serait son silence, la magie de son devenir sous l’action de la lumière qui dépose des ombres humides sous des objets apparemment inertes. Zong Dé An travaille ainsi une forme d’analogie avec la photographie. Ses toiles et ses grands espaces blancs au sol évoquent les photogrammes, pellicules ou négatifs sensibles sur lesquels s’impriment les stigmates de la lumière sans l’intermédiaire d’un appareil.
Le Temps fait son oeuvre pour offrir à l’être l’espace accompli de sa métamorphose ultime. Cela se centre, comme sous les cercles de fer sujets à la rouille. C’est à trouver son centre que l’artiste (s’)installe (dans) la dimension de la patience du Temps. Féconde vacuité du Temps dans une soumission de la toile à une tension qui, déclarait Daniel Dezeuze dans un texte rédigé voici ving-cinq ans, verrait chaque support tendu faire signe vers le sacrifice chrétien et l’idée du "support comme chair...

Simon Costin par Véronique Missud-Jeansannetas
Les dessins au fusain présentés sont issus de l’exposition «Wishin’ and Hopin’» montrée en septembre 2000: des arbustes immergés dans une préparation chimique, un crâne offrant une substance bleue précieuse, des boules de cristal contournées de manière symbolique à la craie blanche traduisent les champs magnétiques de la galerie calculés suivant des vibrations émises par un pendule et retranscrites minutieusement sur un plan, cet ensemble formant une forêt dont les ramifications ne sont pas sans rappeler les méandres de notre inconscient…

Maro Michalakakos par Maya Blache
L’œuvre de Maro Michalakakos nous parle d’amour; ou plutôt nous questionne sur l’amour.
Par le jeu des textures contrastées: la chaleur du bois, la froideur de la lumière; le lisse, le rugueux, le plan, le hérissé; celui des formes: l’arrondi, le dressé; des couleurs: le rouge, le blanc, le doré, les déclinaisons du brun du solaire à l’archaïque ; des thèmes: l’agapé-réunion, désunion .
Son œuvre est incisive, à la mesure du «hors-cadre» où elle rase le velours au bistouri et où elle découpe la chair du bois pour y incruster le symbole. C’est une interrogation opiniâtre méthodique et sereine qui veut par la coupure interroger sur le lien et sa rupture, sur le conformisme névrotique qui rompt avec la pulsion et la laisse en jachère, sur le «tout humain» de l’Eros et sa coupure / castration: la différenciation sexuelle, sur l’amour jusqu’au démembrement, le don jusqu’au sacrifice.

Patrick Neu par Ami Barak
Sur fond de noir de fumée Patrick Neu s’exerce à reprendre avec un don incontestable et en miniature des images de référence de l’histoire de l’art.

Nicola L par Pierre Restany
Nicola L. vit à New York depuis 1980. Elle est devenue ce qu’elle dit d’elle-même «a New Yorker with a French accent». Elle se consacre à différentes formes artistiques comme la performance, l’écriture et le cinéma.
La vision de Nicola n’emprunte rien au folklore de la nature moderne. Elle n’échafaude aucune structure imaginaire. Elle taille dans la chair vive de nos sens. Elle nous invite à vivre, comme elle, au bout de notre peau. La démarche de Nicola nous émeut parce qu’elle nous concerne intimement.
In Un long voyage au bout de la peau par Bruxelles, 1968.

Claudia Schmacke
L’eau, le verre et la paraffine sont les matériaux privilégiés de Claudia Schmacke. Ses oeuvres amènent l’invisible à la visibilité ou à son intuition. elles accentuent un état en suspens entre l’apparition et la disparition. En sculpture, la paraffine, un sous-produit de l’industrie pétrolière, est utilisée comme technique intermédiaire pour le bronze coulé. Bien que teintée avec des pigments de couleurs diverses elle garde son caractère translucide. Cette matière lisse et rugueuse suggère une sensation de chaleur ainsi que de froideur, elle est solide et à la fois tendre, fragile et instable. Après le réchauffement, elle est coulée dans un moule et se solidifie. L’objet ainsi obtenu se présente dans ses contours bien déterminés, il se trouve alors dans un état «transitoire» dans la mesure où il peut être transformé à nouveau ou entièrement dissout. À côté, la transparence du verre paraît cristalline et définitive. L’installation "Réunion du conseil" se compose de vingt-quatre paires de bras moulés en paraffine en différents tons de vert, toujours le bras gauche tenant une pomme de terre, elle aussi en moulage. Seulement le

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