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Laëtitia BourgetÊtre en vie 13 déc. 2007 - 02 févr. 2008
Ibos. Le Parvis. Centre d'art contemporain.
Laëtitia Bourget conçoit sa pratique comme un observatoire mettant en relation expérience de vie humaine, implantation dans un environnement, contexte social et cycles de vie. Son activité polymorphe, qui emprunte des moyens très variés -des technologies contemporaines aux techniques les plus archaïques- se développe dans les champs des arts plastiques, de l’audiovisuel, de la littérature jeunesse et du spectacle vivant.
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Communiqué de presse
Laëtitia Bourget.
Être en vie
Les éléments autobiographiques comme les éléments collectés définissent le terrain d’investigation. Les enjeux qui s’en dégagent déterminent les partis pris esthétiques. Laëtitia Bourget collabore aussi avec d’autres artistes pour la création d’œuvres communes : les musiciens Anne-Lore Guillemaud, Frédéric Nogray et Gangpol, les plasticiens Philippe Fernandez et Philippe Charles, les illustrateurs Emmanuelle Houdart et Benjamin Chaud, la danseuse Blandine Minot et plus récemment le chef-cuisinier Laurent Maire .
À travers une posture empirique, sa pratique artistique croise les champs d’investigation des sciences de la nature, l’anthropologie, la philosophie, l’éthologie ou la psychologie.
Elle a ainsi établi des dialogues avec des chercheurs (David Lebreton, anthropologue, et Albert Jacquard, philosophe) et initié des collaborations sur des champs d’applications interdisciplinaires (avec des développeurs en techniques d’imagerie médicale ; autour des pratiques funéraires actuelles …).
Laëtitia Bourget a construit son l’exposition autour du récit de la vie, son développement, sa continuité, son dépérissement, sa fin, ses rituels… L’humain, le végétal et l’animal sont présents ainsi que les relations qui se tissent entre eux.
Les Hybrides est une installation vidéo où des créatures créées à partir de détails du corps humain, évoluent chacune dans leur écran comme dans un petit milieu isolé. Substrat, réalisé avec Philippe Charles, est un tapis en cheveux et en poils d’animaux, sorte de couche terrestre traduisant une présence humaine.
De même, L’arbre de vie est une couverture de soie cousue d’un motif arborescent avec les cheveux de six femmes, sorte d’objet apotropaïque pour lit d’enfant. Modelées dans les excréments de l’artiste puis incluses dans de la résine, les Sculptures-excréments évoquent les figures féminines préhistoriques. Eloge de la persistance est une série de photographies anaglyphes prises dans un désert australien : les plantes que l’on découvre avec des lunettes 3D montrent combien la vie est tenace même dans un milieu hostile. L’installation vidéo L’éternel retour reproduit le cycle vital de campanules, de leur éclosion à leur flétrissement.
La vidéo L’attente montre le corps d’une femme enceinte recouverte peu à peu de ramifications nourricières. Enfin, dans le diptyque vidéo La rencontre et l’accueil – avec un pièce sonore de Frédéric Nogray - une femme lèche le corps d’un homme pendant qu’un homme et une femme lèchent le crops d’un bébé, rencontres intimes entre caresse et pulsion dévoratrice.
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