nombreuses expositions personnelles dont "Still, steal, steel" à la galerie Jack Shainman à New York (2008), "Start. Stop." au Bodhi Art Gallery à Mumbai (2007), "Silk Route" la même année au Newcastle Upon Tyne (curator: Jérome Sans), "I can’t translate Jootha" à la galerie In Situ à Paris (2005)...
Bharti Kher
Bharti Kher fait partie des artistes indiens qui retournent à la notion même de peinture. Ces nouvelles approches puisent leur inspiration dans la matérialité du quotidien indien. Travaillant sur la notion de média, son œuvre est constituée d’un large panel d’images et d’artefacts récupérés dans son environnement. L’artiste oscille entre ethnicité et identité, entre culture ancestrale et phénomènes de mode, entre localité et non-lieu.
Son œuvre révèle une recherche identitaire permanente. Tout en optant pour des thèmes issus de la culture indienne, l’artiste interroge les notions de classes sociales, de diaspora, de globalisation, de féminisme et de dualisme entre tradition et modernité.
Dans de nombreuses œuvres, elle utilise un outil visuel, le bindi, emblématique de l’antagonisme propre à la culture indienne contemporaine. Posé sur le front, il symbolise traditionnellement le statut marital en Inde, mais est désormais un accessoire décoratif, disponible en plusieurs couleurs et sous différentes formes. Ainsi, les rituels laissent place au consumérisme et l’affi rmation quotidienne du statut social de chacun est en prise à la production de masse.
Bharti Kher est née en 1969 à Londres. Formée à Londres et à Paris, elle vit et travaille à New Delhi en Inde depuis 1993. Représentée par plusieurs collections privées et publiques en Inde, aux Etats-Unis et en Europe, sa renommée s’étend aujourd’hui à l’échelle internationale. Elle participe à de multiples expositions collectives dont "New Delhi/ New Wave" (2007-2008) à la galerie Marella à Milan, "Urban Manners, 15 Contemporary Artists from India", exposition organisée par Art for the World à Milan (2007-2008), Milan, Indian Summer (2005) à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris, "Contemporary art from India" à la galerie Thomas Erben à New York (2004), "Vanitas Vanitatum" à Mumbai (2004)...
Valay Shende
Les installations de Valay Shende mêlent sculpture et vidéo pour recréer les expériences de la mégalopole de Mumbai, nom offi ciel de Bombay. À la fois poétique et politique, le ton employé par l’artiste est engagé à l’égard des mutations sociales et culturelles de la société indienne contemporaine.
En mettant en scène la vie citadine, les populations urbaines - des Intouchables (enfants des rues, prostituées...) aux castes supérieures - ses œuvres deviennent des métaphores d’une société indienne complexe et pleine de contradictions.
"Flower Child" (2006) évoque les enfants des rues de Mumbai. La robe faite de fausses pièces de monnaie étend l’environnement à l’infi ni par un effet de miroir. Selon l’artiste, "Flower Child" a pour sujet les enfants des rues qui vendent de petites choses aux automobilistes bombayites arrêtés à un feu. J’ai imaginé une vidéo pour accompagner cette sculpture que j’ai entièrement réalisée en fausses pièces de monnaie, pour montrer qu’ils n’ont aucune perspective d’avenir. Ils parviennent tout juste à survivre, mais c’est très dur pour eux". (Extrait du catalogue de l’exposition "Bombay," l’Album, "Maximum City" dans le cadre de lille3000, Paris, Editions Terrail, 2006, p. 86)
Valay Shende est né en 1980 à Nagpur, Maharashtra, en Inde. Il vit et travaille à Mumbai. Après avoir obtenu un diplôme d’enseignement en art, il étudie la sculpture et les beaux-arts. Dès 2002, il participe à des expositions et à des manifestations internationales comme la Biennale de Cuba à Havana (2003),"I love my India", Séoul (2003), "Move on India" (festival vidéo) en Corée du Sud (2003), "Indian vidéo art Japon" (2004), "Seni, Art & Contemporary, Singapore" (2004), "Bombay Maximum City", lille3000 (2006).
En 2006, il est invité en résidence au Point Éphémère à Paris dans le cadre du programme "Air, regards croisés entre l’Inde et la France".
Hema Upadhyay
Le travail d’Hema Upadhyay est une chronique sur l’expérience individuelle ou collective de la migration. Elle s’intéresse à l’intimité du quotidien indien, à la féminité et à la sexualité tout en mettant en avant la fragilité de la société indienne.
Pour interroger la notion de "chez soi", évoquer la délocalisation et la violence de l’exil