réalisation de banderoles.
"1962-2001, Les débuts du rock en France"
Le Golf Drouot, ancien thé dansant parisien transformé en minigolf, ne parvenait pas à attirer suffisamment de public. Son barman, Henri Leproux, eut l’idée d’investir dans un juke-box Seeburg d’appartement pouvant contenir cent disques et quatre cents titres. Dès 1959, Eddy Mitchell et Johnny Hallyday fréquentent assidûment le lieu, devenant les représentants d’une véritable bande informelle dite du Golf.
Le Golf Drouot est officiellement consacré en avril 1961 lorsqu’il accueille la toute première émission de télévision destinée aux adolescents, Âge tendre et Tête de bois (en présence de Gilbert Bécaud, Nancy Holloway, Eddy Mitchell et des Chaussettes Noires). Doté d’une scène de concert, "le Tremplin du Golf Drouot" est inauguré un an plus tard.
De la période yéyé au rock progressif, le Golf participe de manière décisive au développement de la musique pop en France et sert de tremplin à de nombreux groupes amateurs. Le Golf s’éteint à l’aube des années 1980.
Sociologue au Cnrs, chargé de mission au Mucem, Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée (anciennement Musée des arts et traditions populaires), Marc Touché y initia une collection consacrée aux musiques amplifiées avec les archives d’Henri Leproux et le studio de répétition d’un groupe hardcore. Réalisé en collaboration avec Marc Touché.
"1917-1939, Son Z"
L’exposition Son Z présente des documents audios et visuels, des textes et un ensemble documentaire, en étroite relation avec les archives du Centre Theremin de Moscou - une institution dont l’histoire est inextricablement liée au développement des
technologies audios et musicales en Russie au XXe siècle, et qui est désormais rattachée au Conservatoire National de Moscou.
L’exposition a été pensée par les commissaires Andreï Smirnov et Matt Price, avec l’aide de Christina Steinbrecher, comme
une partie de Generation Z, un projet en cours mené par Smirnov et Lubov Pchelkina, qui s’efforce de "restaurer l’histoire et la culture de l’utopie artistique des années 1910 et 1920, que son affrontement avec l’État totalitaire a détruit dans les années 1930".
L’exposition tire son titre de la lettre Z, lettre emblématique à maints égards de cette période. Z pour zigzag, l’étincelle ; symbole de l’énergie, des transmissions et des communications radio, du courant électrique et de l’éclair.
"De l’étincelle jaillira la flamme" - cette expression populaire évoque bien l’esprit caractéristique de l’époque. La lettre Z est l’étincelle qui représente à la fois les réseaux horizontaux, propres à l’époque, et les forces et pressions verticales contraires qui ont étouffé son développement. "Son Z" fait découvrir certains des personnages-clés de cette période, ainsi que leurs divers domaines de recherche.
La plupart des documents, des enregistrements sonores et des films, sont révélés au public pour la première fois en Occident. Ils offrent un aperçu fascinant des archives de l’époque qui restent à explorer.
Commissaires : Matt Price et Andreï Smirnov. Andreï Smirnov est un artiste interdisciplinaire, auteur, commissaire d’expositions, fabricant d’instruments de musique et enseignant. Il est le fondateur et directeur du Centre Theremin de musique électroacoustique au Conservatoire national de Moscou, où il fait également partie du corps enseignant.
Lubov Pchelnika est historienne de l’art, commissaire d'exposition d’art contemporain, musicienne et enseignante. Elle travaille au département des peintures du XXe siècle à la galerie nationale Tretyakov, à Moscou. Matt Price est écrivain, rédacteur et commissaire d’expositions, à Birmingham et à Londres. Précédemment directeur de la rédaction de "Flash Art" à Milan, et rédacteur en chef adjoint d’"ArtReview" à Londres, il est actuellement responsable des éditions chez Albion à Londres.
Christina Steinbrecher est commissaire d’expositions à Moscou, Berlin et Londres. Diplômée du Sotheby’s Institute of Art de Londres, elle travaille actuellement pour Diehl + Gallery One, à Moscou.
"1760-2008, Tout ce qui avait solidité et permanence s’en va en fumée"
Le titre de l’exposition est une citation tirée du Manifeste du Parti communiste de Karl Marx et Friedrich Engels, qui renvoie à la perpétuelle capacité du capitalisme à s’adapter et à surprendre.