Communiqué de presse
Rina Banerjee, Hema Upadhyay, Subodh Gupta, Valay Shende et Barthi Kher
Inside India
Cette jeune génération d’artistes pratique l’art à travers divers médiums: la peinture, la sculpture, la photographie, la vidéo, l’installation et la performance.
Ils partagent un regard critique sur la société indienne contemporaine qui, en proie à une globalisation et à une mutation sociale, se situe désormais au cœur d’un réseau de dialectiques opposant tradition et modernité. Ainsi, sera présentée entre autres l’immense maquette de bidonville "Dream a wish, wish a dream" (2006), d’Hema Upadhyay.
Pour cette deuxième exposition dans l’Espace qui a été inauguré le 20 mars dernier, Claude Berri souhaite partager avec le public la richesse et la qualité des œuvres. Et surtout, présenter les principales thématiques qui traversent les préoccupations de ces jeunes artistes et la diversité de leurs moyens d’expression artistique.
Rina Banerjee
Les œuvres de Rina Banerjee interrogent l’identité diasporique en combinant des objets dits coloniaux, des souvenirs et de l’artisanat décoratif. L’antagonisme entre tradition et modernité, entre ses origines indiennes et sa culture d’adoption est mis en exergue.
Rina Banerjee puise son inspiration à la fois dans la société indienne traditionnelle et dans la culture pop occidentale. Ses œuvres aux couleurs acidulées et à l’apparence a priori ludique dévoilent une dimension politique voire engagée. Elle adopte ainsi un point de vue critique à l’égard d’une culture traditionnelle, aujourd’hui mise en péril par la mondialisation.
L’œuvre "With tinsel and teeth, gem and germ... get back, get back to where you once belonged" (2005), est un lustre fantastique combinant divers matériaux. L’artiste illustre le paradoxe de la société indienne actuelle, à mi-chemin entre tradition et modernité et entre les principes ancestraux et la culture globale imposée par l’occident.
Rina Banerjee est née en 1963 à Calcutta, en Inde. Elle a vécu à Londres et dans le Queens. Et vit aujourd’hui à Brooklyn, New York. Elle devient ingénieur avant de se tourner vers les Arts Plastiques et obtenir le diplôme de Yale (Mfa).
Dès 2000, elle expose à l’échelle internationale à travers des expositions importantes: Whitney Biennial (2000), Massachusetts Museum of Contemporary Art (2003), Brooklyn Museum Of Art (2004), "Fatal Love": South Asian American Art Now, The Asia Sociey and The Queens Museum of Art, New York (2005), Greater New York Show à PS1/MoMA, New York (2005). Une exposition personnelle a eu lieu au Tokyo Wonder Site en 2007.
Subodh Gupta
Figure emblématique de la jeune génération d’artistes indiens, Subodh Gupta articule son œuvre autour d’un réseau de dialectiques confrontant l’espace rural à l’espace urbain, la tradition à la modernité, la culture locale à la globalisation. Ses œuvres témoignent d’une société indienne en proie à une mutation violente et présentent les icônes de la culture indienne (la vache sacrée, les ustensiles de cuisine en inox, le scooter populaire...).
Il s’inspire du quotidien indien pour créer des œuvres à partir de multiples supports: peinture, sculpture, photographie, vidéo, installations, performance. Il joue d’antagonismes et décontextualise l’objet usuel en l’élevant au rang de l’art, au rang de signe voire de symbole. Par le recours aux ustensiles de cuisine en inox, l’artiste renvoie au Ready-made et évoque la dot symbolique qui légitime l’union maritale dans l’espace rural tout en soulignant leur valeur d’échange.
"Black Thing" (2007) est une accumulation de cimta - chapatti, pinces en inox permettant aux cuisiniers de castes inférieures de saisir le pain sans le toucher. De cette forme "méditative et florale" s’impose l’idée d’une sacralisation du bien de consommation porté sur un versant esthétique. La dimension critique de son œuvre paraît évidente.
Né en 1964 à Khagaul au Bihar, Subodh Gupta vit et travaille à New Delhi, en Inde. Il participe à de nombreuses manifestations internationales à New York, Mumbai, New Delhi, Londres, Paris et Berlin. Mais aussi, à plusieurs expositions collectives dont l’exposition inaugurale du Palais de Tokyo en 2002, à la Biennale de Venise 2005, Indian Summer à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Paris (2005), à la "Nuit Blanche" de 2006 à Paris, "Bombay Maximum Cit"y, lille3000 (2006), "Urban Manners, 15 Contemporary Artists from India", exposition organisée par Art for the World à Milan (2007-2008).
Subodh Gupta a également eu de