Communiqué de presse
But Sou Lai, Raphaël Dallaporta, Rick Giles, Douglas Gordon, Alexandre Guirkinger, Guillaume Herbaut, Martin Parr et Yanai Toister
Obsessions
À l’invitation de Jean-Luc Monterosso, directeur de la Maison européenne de la photographie, l’exposition est organisée à l’occasion des cinq ans du magazine "Stiletto". Elle révèle l’un des thèmes majeurs du titre, attentif à célébrer la beauté de l’intérieur.
Sous le signe de la passion, de la création, le magazine met en scène des objets (mode, accessoires, montres, etc.), des lieux, traversés par un regard qui les sublime, les détourne, les révèle.
Jean-Luc Monterosso
Proposer à Laurence Benaïm et à son équipe de fêter les cinq ans de "Stiletto", c’est rendre hommage à une revue qui occupe dans la mode d’aujourd’hui une place originale. Par le choix des sujets, la part accordée à la jeune création photographique et la qualité des textes, Laurence Benaïm parvient paradoxalement à traiter de la mode d’une manière intemporelle.
Ce tour de force, renouvelé à chaque numéro, tient à des partis pris et au désir de partager des enthousiasmes et des coups de coeur. Lieu d’invention et de dialogue, "Stiletto" est plus qu’un magazine: c’est une mémoire de l’éphémère et un formidable tremplin pour les arts visuels.
Voilà pourquoi, après la mise en perspective des grands précurseurs comme Harper’s Bazaar et prochainement "Vogue", il m’a paru souhaitable de donner carte blanche à "Stiletto", comme je l’ai fait, il y a quelques années, pour "Citizen K".
Il en résulte une exposition en grande partie inédite, spécialement créée pour la Mep et qui fait la part belle à de jeunes photographes. En ce sens, l’exposition "Obsessions" est à l’image du magazine: à la fois légère et profonde, informative et séduisante, actuelle et déjà classique, en un mot, inventive.
Laurence Benaïm, directrice du magazine "Stiletto"
Pourquoi l’obsession ? Parce qu’elle révèle ce qu’un être a de plus cher, de plus fort, de plus absolu au fond de lui. Parce qu’elle est le fil rouge de la création. Celle qui permet, à travers un travail de commande, de revenir à l’essence de ses rêves, de ses doutes, de ses lignes.
Originaires de France, de Grande-Bretagne, d’Israël ou de Chine, ces photographes sont des artistes, dans la mesure où chacun exprime de manière unique, à travers ses images, un point de vue sur le monde. En donnant à voir le monde, ils donnent à voir un peu d’eux-mêmes sans que cette quête ne soit faussée, par l’emprise d’un ego.
Parce que le style n’est pas un "branding". Parce que le style s’affirme chaque jour dans un métier nourri de recherches et d’émerveillements, de choses vues et d’autres en devenir, cette exposition, consacrée à "l’obsession", est également une manière de célébrer le luxe ultime: l’art de la différence.
L’obsession "invisible" de la première salle, apparue derrière un certain nombre de sujets traités (natures mortes, portraits, reportages...), se prolonge par une immersion plus naturellement évidente au coeur d’un monde d’aiguilles et de sensations : le stiletto, promesse d’une marche infinie au royaume de l’imaginaire.
L’exposition "Obsessions" présente 8 projets réalisés en exclusivité pour "Stiletto" ainsi que quarante petits formats présentant une rétrospective de photographies de souliers publiées dans le magazine depuis cinq ans.
But Sou Lai
Architecte devenu photographe, But Sou Lai est né à Hong-Kong. Il a étudié l’architecture à Montréal et vit aujourd’hui à Shanghai. Sa formation lui permet de développer un sens particulier de la perception, que l’on retrouve notamment dans ses cadrages et sa manière de recomposer l’espace, dans un lieu dont il capte l’énergie, le mouvement. Il collabore depuis 2007 à Stiletto, ayant notamment réalisé des reportages sur les défilés de Haute Couture et de prêt-à-porter, ainsi que des séries, à Paris, Lyon et Shanghai...
Quelles sont vos obsessions photographiques ?
Selon moi, "l’intermédiaire" est l’expression qui caractérise mon obsession pour la photographie. La certitude inattendue avant le processus, la capture instantanée pendant le processus et la surprise, l’imprévisible, qui résulte du processus. Tout cela est possible grâce à cet espace "intermédiaire", qui est très excitant.
En quoi un travail de commande vous permet-il, ou pas, de révéler votre