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AGENDA | ÉVÉNEMENT
Hooman Sharifi
God Exists, The Mother Is Present, But They No Longer Care
30 mai - 01 juin 2008
Saint-Denis. Théâtre Gérard Philipe
A partir d'une série de citations de Nietzsche, Hannah Arendt, Peter Handke et Roland Barthes projetées sur un écran, les quatre danseurs de la Impure Compagny mettent en circulation chaque matériau, chaque étincelle, émotion ou impulsion provoquées par l'écrit. Une interprétation en acte...


INFOS PRATIQUES
Communiqué de presse
Hooman Sharifi

God Exists, The Mother Is Present, But They No Longer Care

Horaires : vendredi à 21h, samedi à 21h, dimanche à 19h30
Durée : 90 min
Lieu : salle Roger Blin

— Chorégraphie, direction et lumière : Hooman Sharifi
— Création et interprétation : Rikke Baewert, Loan Hà, Peder Horgen, Matthew William Smith
— Collaboration artistique : Marianne Van Kerkhoven, Bojana Kunst
— Coordination artistique : Björn Dirk Schlüter
— Textes : Peter Handke, Roland Barthes, Friedrich Nietzsche, Hannah Arendt
— Musique : Alog (N)

« Dieu existe, la mère est présente mais ils ne s'inquiètent plus. » La citation de Barthes qui sert de titre à cette pièce continue ainsi : « Je ne suis pas détruit, mais abandonné. Ceci n’est pas la fin, mais le début du reste de ma vie sans ma Mère ou mon Dieu. » Le début d'une ère sans garant de vérité — mais qui laisse ouverte la possibilité de se réapproprier, de réinterpréter les fragments de sens qu'ils ont laissé derrière eux. Se saisir du langage, l'incarner, lui laisser l'espace de la scène pour se déployer et tisser de nouveaux réseaux avec le monde contemporain, c'est la démarche — chorégraphique tout en autant que philosophique et politique qui anime Hooman Sharifi.

L'acte de lire est vécu en direct, avec le public — laissant apparaître de nouvelles associations : lecture du texte lui-même, traduction des idées dans les corps — mais aussi des corps par les mots qui les ont précédés. « Sur la violence » de Hannah Arendt sert de fil rouge à cette représentation : s'appuyant sur sa description de la violence politique — qui exclut et détruit les personnes, les territoires — les danseurs cherchent à dépasser la violence irreprésentable du pouvoir sur les corps. Une force subjective irrationnelle se développe, un incessant flux et reflux dans l'espace qui met en jeu leur endurance. Le temps de chaque séquence permet d'épurer le geste, d'épuiser les significations et les appartenances. Ces phrases, au terme du spectacle, n'appartiennent plus à personne — elles sont rendues à la communauté qui s'est constituée. La scène chez Hooman Sharifi fonctionne comme une réduction de la scène sociale — un territoire à reconstruire dans l’urgence : « On a plus de choses à se dire que jamais, l’heure presse » (F.Nietzsche, Le Gai Savoir)

Lien
www.rencontreschoregraphiques.com
 

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