logo
130521RicardEntremise
AUJOURD'HUI EXPOSITIONS EVENEMENTS SPECTACLES VERNISSSAGES EDITOS
parisART recherche un-e COMMERCIAL-e MOTIVE-e connaissant le marché de l'art
RECHERCHER


NOW | EXPOSITIONS

<br><br> Boris Mikhailov
Yesterday's sandwich - 1960-70
09 sept.-17 oct. 2009
Vernissage le 09 sept. 2009
Paris 19e. Galerie Suzanne Tarasiève. Loft 19
La série «Yesterday's sandwich» juxtapose et superpose diverses images. Par le jeu du montage et de la confrontation, Boris Mikhailov retrouve l'élan dynamique des expérimentations du constructivisme soviétique des années 1920 et rejoint les effets prônés par des cinéastes de l'époque comme Dziga Vertov.
imprimer
Share to Facebook Share to Twitter
 

Communiqué de presse
Boris Mikhailov
Yesterday's sandwich - 1960-70

La Galerie Suzanne Tarasiève présente la nouvelle exposition de l'artiste ukrainien Boris Mikhailov qui présente pour cette occasion une nouvelle série de photographies.
 
L'anecdote est connue, racontée régulièrement. A elle seule, elle éclaire la démarche de Boris Mikhailov.

Chargé de construire un reportage pour l'entreprise d'état dans laquelle il travaille en tant qu'ingénieur, il emprunte l'appareil photographique et réalise des vues érotiques de sa femme. Démasqué par le Kgb, il est aussitôt renvoyé.

Sa vie, il va désormais la gagner comme photographe populaire. Il circule autour de Kharkov sa ville natale en Ukraine, réalise des portraits et, à l'occasion, retouche de vieilles photos de famille qu'on lui apporte.

A partir de cette expérience, il acquiert la conviction que la photographie n'est pas le médium objectif que l'on vante. Avant même l'ère de la manipulation digitale, avant même notre époque où réel et virtuel se confondent dans un même mouvement, Boris Mikhailov sait que le détournement et la manipulation sont au cœur du processus qui conduit à la réalisation des images.

Ce constat amer se double chez lui d'une certaine nostalgie, nostalgie envers un âge d'or fictif mais qui appartient à l'imaginaire soviétique de l'époque. Or, ce qu'il constatait pouvait se percevoir comme une dégradation irréversible des conditions de vie de ses concitoyens.

De nos jours, on sait que cette dégradation est générale, sans retour possible, qu'elle se généralise sous nos yeux sans que nous y prenions garde. Et si Boris Mikhailov a décidé de rendre mieux visible l'état de déliquescence faites à l'existence de certains, c'est bien pour refuser cet assentiment aveugle qui nous permet de supporter cela.

Le sujet des images de Boris est donc multiple. Certes, il part d'un constat, d'une observation lucide et orientée de l'abandon de certains à la férocité des lois du marché. Ces personnages ne s'appartiennent plus, ils sont déjà dans un monde hébété, sans autre lendemain que celui de l'instant présent.

Cette terrible dérive, Boris Mikhailov la met en scène symboliquement. Ses personnages lui appartiennent. Tel un réalisateur autoritaire, il les dirige, leur demande de prendre certaines poses, laisse parfois le hasard dicter sa loi. Mais ce qui sauve ces images du naufrage tient à la fois à l'urgence qui les habite et au rire tragique qui les traverse.

Les œuvres actuellement présentées dans la galerie Suzanne Tarasiève appartiennent à la série «Yesturday's Sandwich», vaste fresque composée de 55 tableaux et plus dernièrement publiée sous forme de livre d'artiste par Phaidon.

Dans cette série, il juxtapose et superpose diverses images. Par le jeu du montage et de la confrontation, il retrouve l'élan dynamique des expérimentations du constructivisme soviétique des années 1920 et rejoint par la même occasion les effets prônés par des cinéastes de l'époque comme Dziga Vertov.

«Un jour, ayant superposé deux diapositives par inadvertance, j'ai eu la surprise de découvrir une image intéressante. (…) cette série, «Yesturday's Sandwich» découle du procédé lui-même : j'ai superposé deux diapositives, je les ai insérées dans un cadre. (…)

Ma méthode reposait sur une recherche délibérée du hasard, bien que, pour compléter ces assemblages aléatoires, j'ai réalisé spécialement certaines vues de détail.»

Réalisées dans les années 1960, ces images «monstrueuses» selon les termes officiels sont interdites d'expositions. «La série allait à l'encontre de l'art officiel. Elle recélait quantité d'allusions cryptées.»

A travers ses montages, Boris Mikhailov interroge ainsi des notions aussi essentielles que celles du documentaire, de l'identité, du rapport à la culture officiel.

«Cette série est un assemblage d'éléments aux significations antagonistes, reflétant le dualisme et les contradictions de la société soviétique.» Vision éminemment critique même si l'artiste ajoute dans le même texte : «Aujourd'hui, je considère la série «Sandwich» comme un hymne à la beauté ou à son agonie : à partir de tableaux à la beauté idyllique, je crée des images versant dans le kitsch ou la laideur de l'existence.»
 
La présentation de ces œuvres longtemps secrètes constitue un événement d'autant ...


puce rouge Page 1 / 2 fleche suivante Page suivante

site_com


ÉDITORIAL fleche_rouge
Entre sens et sensation
Aussi matérielles soient-elles les œuvres contemporaines débordent souvent, du côté du sens et du projet, leur visibilité. Elles valent moins en tant que choses à voir qu'en tant qu'expressions matérielles, ou vestiges, parfois lacunaires et même déceptifs, de processus et d'expériences. Le rôle de combler l'apparente disjonction entre la part visuelle et la part conceptuelle des œuvres contemporaines; le rôle de raccorder, en quelque sorte, la matérialité sensible des...
">fleche Lire la suite
130521Le104Impatience
130408VilletteKawa
acting01 acting02
ÉCHOS fleche_rouge
puce rouge  Acte II de l'exception culturelle à l'ère du numérique
puce rouge  Vente de la Maison de France à Berlin
puce rouge  Renouvellement de José-Manuel Gonçalvès à la direction du Centquatre
puce rouge  Fermeture de la galerie Jérôme de Noirmont, à Paris
puce rouge  Marseille: 400 000 euros pour David Guetta, sans rien pour les associations
puce rouge  Israel Galvan danse pour les Roms de Ris-Orangis
puce rouge  Décès du photographe Gabriele Basilico
puce rouge  Annonce des nommés du prix Marcel Duchamp 2013
puce rouge  Pas d’art pour les pauvres, les sales et les méchants!
puce rouge  Eric Cantona, la Rolls de l'Abbé Pierre
puce rouge  Andrée Putman: luxe, mesure et simplicité
puce rouge  Egalité des chances dans l'accès aux grandes écoles de la culture

DIAPORAMA

nowLe miroir est devenu un objet de décoration primordial et apprécié de tous. Un beau miroir design peut être le détail qui change une pièce ! Découvrez la gamme miroir design sur le site de PIB.
pub pub

Art culture paris - art culture France - evenement culturel - agenda culturel paris - actualité art culture - photo art - agenda design - exposition design - éditeur design - spectacle danse - spectacle danse contemporaine - festival danse - marché art - exposition art contemporain - galerie photo - exposition video - art numerique - livre sur l’art - catalogue art - galerie art contemporain paris - musee art moderne contemporain - centre d'art contemporain - frac - drac - cnap - fiac - festival danse paris - festival danse montpellier - interview artiste - art virtuel - graff - foire art

parisART  |  Partenaires  |  Contact  |  Équipe  |  Publicité  |  Mentions légales