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John Baldessari, Two Hands (with Distant Figure), 1989-90. Photogravure with color aquatint. 134 x 88.9 cm.<br><br>Courtesy Galerie Les Douches-Ville Ouverte © John Baldessari John Baldessari, Stéphane Couturier
Portfolios 3
16 sept.-29 oct. 2011
Vernissage le 15 sept. 2011
Paris 10e. Galerie les Douches-Ville Ouverte
Les artistes présentés ont tous volontairement choisi d'expérimenter de nouveaux supports. Avec des écritures différentes mais avec, au fond, le même désir d'explorer des dispositifs esthétiques singuliers.
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Communiqué de presse
John Baldessari, Stéphane Couturier, Rodolf Hervé, Jacqueline Salmon, Robert F. Hammerstiel
Portfolios #3

Falling Star, Two Hands (with Distant Figure) et 2326 Third Street, de John Baldessari
Véritable pionnier de l'art conceptuel dans les années 1960, alliant à la fois texte, peinture et photograpie, John Baldessari a choqué le monde de l'art quand il a annoncé dans un journal la crémation de toutes ses oeuvres réalisées entre 1953 et 1966. Il a ensuite tourné son attention vers la photographie en incorporant souvent des images de films trouvées et des matériaux récupérés à partir desquels il créé ses célèbres «tableaux de photographies». Son intérêt prononcé pour le language, écrit et visuel, a été à la source de son art et de son enseignement, à travers lesquels, depuis plus de trente ans, il a nourri et influencé des générations d'artistes dont, entre autres, Cindy Sherman, David Salle, et Barbara Kruger. Ses oeuvres intègrent, à la fois, intelligence, ironie et autocritique.

Le Grand Palais II, de Stéphane Couturier
Le travail photographique sur le Grand-Palais II à Paris a été réalisé en 2003-2004. Il s'inscrit dans la suite logique d'un travail sur «l'archéologie urbaine» initié en 1995. Stéphane Couturier poursuit l'investigation menée sur la rénovation du Grand Palais commencée par un premier portfolio réalisé à partir des photographies faites en 1997. Dans ce projet, l'architecture est considérée comme un organisme vivant qui pousse sur les sédiments laissés par l'histoire. À l'architecture de fer usée par les épreuves du temps, s'est superposée une seconde architecture de fer telle une prothèse pour soutenir un corps malade. Le parti pris photographique privilégie une vision frontale qui déhiérarchise et stratifie les éléments contenus dans le fragment photographique. Au-delà du traumatisme de la matière, cette prolifération de signes et de couleurs voudrait témoigner d'une dimension sédimentaire des lieux saisis dans un entre-deux temporel. La théatralisation des couches de visualité ainsi détaillées permet la coexistence de plusieurs niveaux de lecture, au croisement de l'architecture et des arts plastiques.

Fulgurance, de Rodolf Hervé
A une époque, milieu des années 1980 jusqu'au milieu des années 1990, où la photo numérique n'existait pas encore, il n'est pas anodin que Rodolf Hervé ait choisi le Polaroïd. Par urgence. Urgence de s'approprier et de transformer son espace. Polaroïd sur lequel il peut intervenir comme un peintre sur sa toile. Car, Rodolf Hervé est tout autant peintre, musicien, vidéaste que photographe. Chez Rodolf Hervé, le personnage et l'oeuvre sont intimement liés. Violence infinie et tendresse infinie. De par sa culture, à la fois homme des Lumières et figure marquante de l'underground, fasciné par le Surréalisme et par le Constructivisme. S'il griffe et déforme la réalité, c'est parce qu'elle le blesse et le pousse à se déformer. Dans une interview au magazine hongrois Kurir en 1991, Rodolf Hervé explicite sa vision de la photographie: «Je ne veux rien raconter avec mes photographies, je lutte contre l'anecdotisme. Je m'efforce seulement qu'elles soient réussies. Elles ne sont peut-être pas belles, mais ce qui est beau n'est pas forcément bien. Je cherche à faire des photographies qui soient vraies». Et dans cette même interview, il conclue en réponse à une question sur la dépression: «J'aime être triste, j'aime être heureux. Je ne suis pas formellement triste, bien que j'aime la dépression, car elle est comme une vague, après le fond vient le sommet... Lorsque les gens s'enthousiasmaient à l'écoute de La Jeune fille et la mort, Schubert leur répondait: 'quel que soit mon talent, je n'ai pu écrire ce morceau que parce que j'y ai exprimé toute ma tristesse'. Quant à moi j'ai appris très tôt que l'infini, l'éternité n'existent pas. Les hommes disparaissent pour des raisons différentes, parce qu'ils meurent ou bien parce qu'ils s'éloignent. Tandis que le monde s'élargit, il ne cesse de se rétrécir. L'éternité est ce que je suis en train de vivre, elle est où je me trouve en ce moment…» Les «polas» de Rodolf Hervé — il disait Pola — résonnent comme un coup de feu en pleine fête.

La Racine des légumes, de Jacqueline Salmon et Robert F. Hammerstiel
La série «La Racine des légumes» réalisée en 1998-2000 est signée par Jacqueline Salmon et par Robert F. Hammerstiel. «J'avais demandé ...




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