logo
logo
Aujourd’hui Expositions Événements Spectacles Vernissages Éditos
art... photo... design... danse... livres... parisART RECRUTE
 


NOW | EXPOSITIONS

<br><br> Robert F. Hammerstiel
New tales of Pleasantville
09 sept.-31 oct. 2009
Vernissage le 12 sept. 2009
Paris 3e. Galerie Michèle Chomette
La série de photographies «New Tales of Pleasantville», a été réalisée à Minopolis, un parc d'attraction sous forme de mini ville pour enfants. Robert F. Hammerstiel, à dessein, maintient une distance entre l'enfant photographié et l'objectif. Les images qu'il compose sont toutes empreintes de respect mais aussi de perplexité.
imprimer
Share to Facebook Share to Twitter
 

Communiqué de presse
Robert F. Hammerstiel
New tales of Pleasantville

Douteux enfantillages par Paul Ardenne
«L'enfant, dans l'art contemporain, constitue un sujet éminent - mais alors sous l'espèce problématique, dira-t-on après Emmanuel Pernoud, de «l'enfant obscur» (L'Enfant obscur/Peinture, éducation, naturalisme, éditions Hazan, 2007). Puisque l'enfance, selon un trait connu, est ce qu'on perd en premier, tout rapport curieux à celle-ci, pour l'adulte, artiste ou non, consistera de fait en un travail d'introspection anxieux: il s'agit rien moins que de fonder la recherche sur une perte inaugurale.

Si l'enfant, comme l'assurait Freud, est bien le père de l'homme - je suis ce que ma petite enfance a fait de moi, entre pulsions triomphantes ou vaincues et perlaborations plus ou moins bien négociées avec l'inconscient -, l'homme ne peut devant l'enfance que mesurer l'abîme d'une condition en large part égarée.

L'artiste autrichien Robert F. Hammerstiel, ces deux dernières années, a quasi consacré l'essentiel de son œuvre d'artiste aux enfants. Selon des modalités qui lui sont propres. Non pas à l'enfant en soi, si tant est qu'il existe, mais à l'enfant tel que l'adulte, aujourd'hui, le profile dans les deux sens de ce terme, anglo-saxon et psychologique: quelqu'un que l'on suit, sur lequel on désire tout savoir, dont on voudra établir coûte que coûte le parfait et définitif «profil» identitaire ; mais aussi quelqu'un que l'on domestique, auquel on accorde une attention toute dirigiste où il est entendu, en dépit parfois des apparences, que c'est bien le monde des adultes et nul autre qui garde la main sur celui de ses descendants.

Tel est l'esprit qui préside aux différents travaux plastiques - photographies, vidéos - que présente cette exposition de rentrée sous l'intitulé général New Tales of Pleasantville. L'enfance telle que l'on voudrait qu'elle soit, telle du moins que ceux qui en sont sortis la configurent, à coups de conditionnements - notion clef explorée dans ses différents registres et formes (personnes et objets) au fil de l'ensemble de la production de Hammerstiel.»

La série de photographies «New Tales of Pleasantville», premier volet de l'exposition, a été réalisée par l'artiste à Minopolis, un parc d'attraction pour enfants situé non loin de Vienne, la capitale autrichienne où il vit et travaille. La particularité de ce parc est d'être réservé aux enfants de quatre à douze ans, qui peuvent s'y déplacer librement, l'accès aux parents étant en revanche strictement réglementé, voire découragé : que les enfants restent entre eux, comme lorsqu'ils jouent, mais cette fois-ci dans un univers qui offre tout ce qu'offre d'ordinaire l'univers des adultes, hors fiction.

Annoncée un peu hâtivement, par les publicistes, comme «La ville des enfants», Minopolis est ainsi présentée dans les dépliants touristiques: «Minopolis, la première et unique ville des enfants au cœur de l'Europe, à Vienne, est une innovation: rues, places, autos, maisons, tout est comme dans le monde des adultes mais en plus petit. Les enfants entre quatre et douze ans peuvent sur 6 000 m2 imiter de mille manières les adultes dans leur vie sociale et leurs façons de gérer leur argent. Minopolis a ses propres infrastructure, économie et monnaie. La vie de ses innombrables et enthousiastes habitants se déroule dans et entre des stations spécialisées dans lesquelles les enfants, guidés par des moniteurs compétents (coaches) peuvent se glisser dans les rôles les plus divers, entre autres s'initier à plus de cent métiers importants et populaires, depuis doctoresse jusqu'à conducteur de train en passant par cameraman, tous à essayer. »

La manière dont Robert F. Hammerstiel se saisit de Minopolis et de ses «acteurs» enfantins est ambivalente. Ni critique ni adhésion. L'artiste ne moque pas les singes savants en socquettes et culottes courtes que sont à Minopolis les enfants, investis là dans une quasi obligatoire intégration à un univers des adultes comme dans une minutieuse idéalisation du travail, paradoxalement présentés comme les leurs. Les images qu'il y compose sont toutes empreintes de respect et de perplexité: tel enfant, le soir venu, prend la pose devant un bar ou une boulangerie, tel autre se met en scène à l'entrée d'un commissariat de police ou d'un hôpital avec l'attitude et l'habit conventionnel de mise, uniforme ou blouse blanche. Les gamins que cadre l'artiste, saisis à bonne longueur d'objectif et de focale, ne sont pas plus héroïsés que réellement documentés. Hammerstiel, à dessein, maintient une distance calculée entre regard et regardé. Comme à nous signifier, en ...


puce rouge Page 1 / 2 fleche suivante Page suivante

site_com

VilletteDecoufle
ÉDITORIAL fleche_rouge
La dérive des documents
Une sorte d'épuisement affecte aujourd'hui les dispositifs documentaires. Notamment la photographie de presse confrontée aux exigences croissantes de la société hypermoderne. Mais la crise déborde largement la photographie. Ce sont le mythe de l'objectivité et de la transparence du document, et la fable de sa vérité, qui sont en train de s'effondrer.
Plus encore, le protocole documentaire est lui-même en train de s'inverser dans les images, après avoir, en histoire, connu de profondes mutations. Alors que...
fleche Lire la suite
pucesdudesign
ÉCHOS fleche_rouge
puce rouge  Le CERN accueille son premier chorégraphe en résidence
puce rouge  Les projectionnistes du réseau MK2 en grève
puce rouge  Prix Résidence pour la Photographie: appel à candidatures
puce rouge  Le Getty Museum renvoie 34 de ses employés
puce rouge  Exposition du photographe Reza vandalisée en Loire-Atlantique
puce rouge  David Weiss, du duo Fischli/Weiss, est mort
puce rouge  Le Lavoir moderne en danger: la lutte continue
puce rouge  Exposition photo au QG de François Hollande
puce rouge  Le directeur d'un espace d’exposition italien brûle ses œuvres
puce rouge  Le photographe afghan Massoud Hossaini reçoit un prix Pulitzer
puce rouge  tram: l’art contemporain en Ile-de-France est en danger
puce rouge  Pour que vive le Théâtre Paris-Villette!
DIAPORAMA

spacer
Créez des cadeaux photo personnalisés (livre photo, calendrier photo, …) sur Snapfish, le spécialiste du tirage photo numérique en ligne.
Le 118000 annuaire professionnel Paris et renseignements téléphoniques.
Vous pensez profiter des beaux jours pour visiter la capitale ? Sélectionnez simplement la rubrique hotel sur le site Voyages-sncf.com et trouvez votre hotel paris !

pub pub

Art culture paris - art culture France - evenement culturel - agenda culturel paris - actualité art culture - photo art - agenda design - exposition design - éditeur design - spectacle danse - spectacle danse contemporaine - festival danse - marché art - exposition art contemporain - galerie photo - exposition video - art numerique - livre sur l’art - catalogue art - galerie art contemporain paris - musee art moderne contemporain - centre d'art contemporain - frac - drac - cnap - fiac - festival danse paris - festival danse montpellier - interview artiste - art virtuel - graff - foire art

parisART  |  Partenaires  |  Contact  |  Équipe  |  Publicité  |  Mentions légales