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Aberration optique

14 Juin - 11 Sep 2017
Vernissage le 14 Juin 2017

L’exposition « Aberration optique » au Centre Pompidou retrace le parcours du photographe Steven Pippin dont l’œuvre fondée sur la performance permet de revivre l’invention de la photographie. Les techniques archaïques de ce médium sont mises à la portée de tous par les appareils construits et trafiqués par Steven Pippin, faisant de la photographie un véritable spectacle.

L’exposition « Aberration optique » au Centre Pompidou revient sur l’œuvre de Steven Pippin, véritable performer de la photographie. Des photographies mais aussi des appareils construits ou modifiés par l’artiste pour la réalisation de ses clichés éclairent sa démarche en même temps qu’elles condensent l’histoire de la photographie.

Steven Pippin, un performer de la photographie

Alors que le Centre Pompidou vient d’acquérir trois œuvres de Steven Pippin, cette entrée en collection était l’occasion de présenter l’entreprise menée depuis 1982 par l’artiste britannique autour des premières techniques de la photographie. L’exposition, installée dans la Galerie de photographies offre une exploration de cette œuvre fondée sur la performance, qui donne à la photographie une dimension épique et spectaculaire.

L’exposition réunit des œuvres photographiques, des dispositifs conçus par Steven Pippin et d’autre matériel utilisé pour ses diverses réalisations guidées par la volonté de recréer les conditions empiriques de l’invention de la photographie, de telle façon qu’elle soit à la portée de tous. Ainsi découvre-t-on des « proto-photographies » réalisées dès le début des années 1980 grâce à la transformation en chambres noires d’objets ou lieux usuels tels qu’un réfrigérateur, une armoire, une baignoire, une machine à laver, une salle d’exposition ou des toilettes publiques.

Steven Pippin recrée les conditions de l’invention de la photographie

La série de photographies intitulée The Continued Saga of an Amateur Photographer a été réalisée dans de difficiles conditions en 1993, lorsque Steven Pippin a transformé les toilettes d’un train Londres-Brighton en studio et laboratoire pendant toute la durée du trajet. La série Laudromat Locomotion de 1998 est un hommage au photographe Eadweard Muybridge qui, en 1878, se rendit célèbre par la décomposition du mouvement d’un cheval au galop qu’il réussit à fixer grâce à douze chambres photographiques placées en ligne. L’œuvre de Steven Pippin évoque cette trouvaille en captant en plusieurs images un personnage qui se déplace devant l’alignement de machines à laver d’une laverie automatique.