ÉCHOS
01 Jan 2002

30.09.05. Fermeture des galeries photo de la FNAC

Avec la fermeture prochaine de plus de 90 % de ses galeries photos, la FNAC ne sera plus qu’un pur temple de la culture marchande. Une politique à court terme basée sur une stratégie de communication marketing où la culture n’a plus sa place et se voit remplacée par les paillettes.

Désormais, la FNAC ne sera plus qu’un pur temple de la culture marchande. Le 10 juin dernier, Gilles Legendre, directeur de la Communication de la FNAC, annonçait lors d’un Comité d’entreprise extraordinaire, la fermeture de plus de 90 % des galeries photos.

La fin d’une époque, où la Fédération Nationale d’Achat des Cadres pouvait se féliciter, depuis sa création en 1954, de contribuer à la diffusion et à la promotion de la photographie en France, mais aussi à l’étranger. Avec un réseau de plus de 100 galeries à travers le monde, 500 expositions itinérantes par an, toutes gratuites, la FNAC se disait «le seul espace permanent dédié à la photographie».

Les galeries photo de la Fnac organisaient également diverses manifestations autour de la photographie (débats, projections), et participaient à plusieurs festivals, comme le Mois de la Photo à Paris, les Rencontres internationales de la Photographie en Arles, Visa pour l’image à Perpignan, la Primavera Fotografica à Barcelone, les Rencontres de la photographie africaine de Bamako (Mali)…

Dans le cadre d’une politique de soutien aux photographes et aux nouveaux talents, le concours «Attention talent photo» avait été lancé en 1999, pour s’élargir par la suite au niveau européen avec le Prix Fnac européen de la photographie, ouvert à toutes les tendances de la photo et donnant lieu à une exposition, ainsi qu’à une publication.

La mission de Denis Olivennes, à la tête du groupe depuis deux ans, étant de réduire les coûts, il envisage de remplacer «l’essaimage culturel par de gros coups médiatiques», à l’image de l’anniversaire des 50 ans de la FNAC, fêté à grand renfort de VIP, à l’aide d’un budget de près de 3 millions d’euros. Une politique à court terme basée sur une stratégie de communication marketing où la culture n’a plus sa place et se voit remplacée par les paillettes.

Anne-Lou Vicente

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